Bernard LATOUR & Fils
Grands vins de la vallée du Rhône
Commentaires de dégustation
1 – Côtes du Rhône 

Belle robe rouge cerise à reflets violacé. Limpide et brillant.
Le nez est d’emblée gourmand, flatteur, généreux. Les petits fruits rouges croquants dominent. On perçoit aussi comme de la douceur, quelque chose de crémeux, presque sucré. A l’agitation les cerises confites, des griottines, de la crème de framboise rendent le vin très séduisant.
La bouche ne déçoit pas, elle est souple et friande. C’est une belle continuité avec le nez. On note beaucoup de sucrosité, de rondeur sans aucune agressivité malgré la présence de jolis tanins, bien maîtrisés. Bonne longueur. Un vin de plaisir immédiat, à savourer sur la cuisine estivale ou sur un filet mignon aux pruneaux ou encore une épaule d’agneau au jus d’herbes.
Apogée : 1 à 3 ans pour profiter pleinement de son charme.


2 – Côtes du Rhône village Plan de Dieu Rouge

Belle robe rouge profond aux reflets violine. Le vin est limpide et brillant.
Le nez est très ouvert, expressif. Sur les fruits noirs au premier nez et les épices douces (muscade, cannelle). Le deuxième nez est plus doux encore avec des notes de gelées de mûre qui donnent beaucoup de gourmandise et invitent à la mise en bouche. Une pointe de caramel aussi, légèrement vanillé.
L’attaque en bouche est souple, sur la rondeur. Les tanins bien présents et d’une grande finesse sont caractéristiques de ce millésime. Les arômes sont ceux du nez et confirment l’impression gourmande. Un vin agréable qui saura patienter 2 à 3 ans en cave avant d’être servi sur un Ossa-Bucco ou un pigeon. 

3 _ Rasteau

Ce Rasteau a une robe rouge cerise aux reflets rubis. Le vin est limpide et brillant.
Le nez est très ouvert et offre d’emblée une belle complexité. Dès l’ouverture les arômes fruités dominent, rappelant la mûre sauvage, la cerise confite, la fraise écrasée. Puis à l’aération la complexité s’exprime et les épices douces prennent le dessus mariant des senteurs de garrigue, les olives noires et la fève de cacao. Ce vin présente une belle dualité entre l’esprit friand, presque docile, puis la force et le caractère corsé qui suivent à l’aération.
Les sensations gustatives prolongent cette idée. La bouche est pleine et généreuse. Les tanins sont bien présents mais ne dominent pas l’ensemble, ils n’alourdissent pas le vin. La sensation de sucrosité, typique de cette appellation, est facilement perceptible. Néanmoins l’équilibre est parfait entre la fraîcheur, l’alcool et la structure. Les arômes perçus au nez se retrouvent à nouveau en bouche et donnent de l’harmonie. Une belle réussite sur ce millésime.
Si l’on décide de l’ouvrir aujourd’hui, un carafage permettra de profiter pleinement de sa palette aromatique ; sinon, il se gardera entre 3 et 6 ans avant de s’ouvrir sur un gibier, une viande marinée afin de profiter pleinement de son potentiel.

4 – Vacqueyras


Couleur rouge sombre, profonde à reflets violine. Bonne limpidité et bonne brillance.
Le nez est bien ouvert, sur des senteurs de garrigue (laurier, romarin) et quelque chose de frais, de camphré presque (thym). Puis une explosion de fruits noirs à l’aération (mûre, cerise confite). Bel équilibre entre la puissance et la gourmandise. Typique des belles réussites de la Vallée du Rhône dans ce millésime. Un léger boisé qui parfait la complexité.
La bouche est puissante, volumineuse. La sucrosité, d’emblée, donne beaucoup d’ampleur et de volupté. Il a une belle trame tannique mais les tannins sont bien enrobés, ils donnent du relief. Du coup l’équilibre entre puissance et fraîcheur est parfait.
A déguster dans 3 à 5 ans sur un gigot d’agneau aux légumes croquants ou une belle pièce de bœuf. Les épices ne lui feront pas peur.


4 – Gigondas


Couleur rouge profond, intense. Les reflets sont carmin vif. Bonne limpidité. La couleur très sombre rend le vin peu brillant.
Le nez est ouvert, sur les fruits noirs et les épices. Une impression de puissance se dégage très nettement dès qu’on met le nez dans le verre. A l’aération le cacao, la réglisse, la mûre sauvage rendent le vin chaleureux, en font un vin d’hiver. Une pointe de minéralité (graphite, silex) typiques de l’appellation.
La bouche riche ne déçoit pas et reste dans le style. On imagine le boire sur une viande rôtie, un gibier, des mets de caractère – notamment avec les truffes qu’il saura contenir. Carafage possible. Un vin imposant au caractère affirmé.
A boire dans les 8 prochaines années sur un lièvre à la royale, une daube provençale, une volaille truffée.




Olivier ROUSTANG
 
 
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